Tribune d'expression politique

 

Groupe Port-Marly Autrement

C’est parce qu’il y avait une chapelle desservie pendant la Révolution que la commune du Port-Marly a été créée, alors que ce n’était jusqu’alors qu’un simple quartier éloigné de Marly-le-Roi. Devenu propriétaire de l’église Saint Louis, depuis la loi de 1905 de séparation de l’Eglise et de l’Etat, la commune n’a pourtant jamais vraiment assumé le soin qu’elle devait à ce joyau de style néo-classique dont elle tient sa naissance.

Madame Marcelle Gorguès élue maire en 2003 attendit 2017 pour engager les travaux indispensables de sauvegarde de ce patrimoine culturel et historique, alors qu’un diagnostic très précis de l’état de décrépitude du bâtiment était en sa possession dans un rapport des Monuments Historiques établi à l’occasion de la tempête de 1999.

Il fallut que les charpentes pourrissent sous l’effet des fuites pour que des travaux démarrent enfin en janvier 2017.

Depuis, aucune information précise sur l’avancement et le déroulé du chantier n’a été communiquée.

Alors que des commissions municipales chargées des travaux, de la sécurité, de l’urbanisme existent, nous avons été dirigés vers le cabinet du maire qui «gère personnellement le dossier», pour avoir des réponses à nos questions légitimes.

Mais ce n’est pas dans le bureau du maire que s’exerce la démocratie locale. 

Et nos questions ponctuelles en Conseil Municipal n’ont apporté que des réponses générales et des critiques sur notre intérêt à comprendre le déroulé de ce chantier qui intéresse tous les Marlyportains. Ce chantier de rénovation, qui aurait dû être piloté par la mairie devait être achevé initialement en avril 2018.A la date où nous rendons cette tribune (28 juin pour une parution le 26 août...) on parle de septembre 2019.

Ce sont donc bien de très longs mois de retard qui se sont accumulés et comme toujours ce sont les Marlyportains, qu’ils soient contribuables ou riverains, qui payeront la note.

La découverte de plomb sur les murs a conduit à des mesures de décontamination indispensables occasionnant un retard imprévu et inévitable d’environ 7 mois.

Mais que dire du quasi-arrêt du chantier pendant plusieurs mois en lien avec des retards de paiement de la mairie (l’entreprise principale diminuant considérablement le nombre de ses ouvriers sur place en attente d’un paiement de 300 000 euros) ?

Que penser de la perte de 200 000 euros de subvention obtenus de la DRAC qui a finalement été compensée par une aide bienvenue du conseil départemental sans résoudre pour autant les surcoûts liés au retard de chantier induit ?

Un chantier de cette envergure nécessite un suivi régulier et une transparence totale en raison des coûts qu’il entraîne : à titre d’exemple la simple location d’échafaudages revient à 12 000 euros par mois (3 000 euros depuis que le «parapluie» autour du clocher a été démonté).

Nous nous réjouissons néanmoins de la restauration de cet élément patrimonial emblématique de la commune qui va être rendu à tous les Marlyportains, riverains, fidèles de l’église, promeneurs, visiteurs ou simples curieux. 

A l’occasion de cette ultime tribune, nous souhaitons à tous les habitants du Port-Marly une bonne rentrée et leurs adressons nos remerciements pour tous les échanges fructueux que nous avons pu partager durant ces années sur les bancs inconfortables de l’opposition municipale.


Isabelle de Terves, Anne Vouters, Bruno Le Picard, Jean Guéry.

Pour nous joindre :
Jean Guéry
Tél. : 01 39 16 61 83
jean.guery@free.fr


Groupe majoritaire (Continuons à progresser ensemble)

Une église restaurée et ouverte à tous  

Un bref retour sur le passé 

Louis XVI décide d’offrir aux Marlyportains, jusqu’alors paroissiens de Marly-le-Roi, une nouvelle église dont il pose la première pierre. Survient la Révolution qui transforme les paroisses en communes et Port-Marly accède ainsi à l’indépendance. Notre ville est née. S’en suit une longue période sans histoires, jusqu’à ce qu’une réforme des pratiques religieuses, au sein de l’église catholique, intervienne, généralement adoptée mais contestée par certains fidèles. 

Faut-il, alors, rappeler les conséquences, les événements de 1986, et comment les Marlyportains se sont retrouvés pratiquement dépossédés de leur église ? 

Cet épisode est soigneusement occulté dans le texte qui vous est proposé par des auteurs, loin d’être impartiaux, puisqu’appartenant tous à la même communauté…

Et pourtant, cet épisode est lourd de conséquences pour cet édifice religieux, propriété communale. Compte-tenu de sa situation très particulière et très sensible, aucun de mes prédécesseurs n’a souhaité intervenir sur ce bâtiment, malgré les signes inquiétants de vétusté. Avec mon équipe, nous n’avons réussi – malgré bien des réticences ! – à l’inscrire, enfin, dans un programme au titre de la conservation du patrimoine, qu’après que les rancœurs se soient quelque peu apaisées. 

Un chantier presque ! comme un autre     

Conduit par l’architecte en chef des monuments historiques, Monsieur Régis Martin, suivi par les maires-adjoints aux travaux et le maire, comme à l’accoutumée, ce chantier se présentait, au départ, de manière classique.      

Estimé initialement à 1.855.274 € HT, la recherche de subventions, avait permis d’obtenir : 
-    De la Région : 319.834 € 
-    De la DRAC, deux subventions, l’une de 353.496 € versée, l’autre de 315.000 €, finalement amputée d’un bon tiers
-    Du Département, une subvention normale de 150.000 €, à laquelle est venue s’ajouter 400.000 € de subvention exceptionnelle. 

Par ailleurs, nous espérions que la souscription ouverte par la Fondation du Patrimoine serait alimentée par des dons des fidèles, utilisateurs de cette église. Le résultat hélas ! 6.500 € est resté plus que symbolique.

Au total, hors subventions, les travaux auront coûté 2.025.582 € HT et se sont révélés bien ardus. Manifestation des fidèles refusant de quitter l’église le temps des travaux, litige avec la DRAC, problème de contamination au plomb qui a obligé à stopper le chantier quelque temps. À tout cela sont venues s’ajouter les difficultés du maître d’œuvre à coordonner une dizaine d’entreprises, certes de très grande qualité, mais souvent débordées. Lorsque l’une fait défaut, c’est tout le chantier qui prend du retard et continue à nécessiter la location d’échafaudage. Ces problèmes de responsabilité se règlent en fin de chantier.

Nonobstant, au mois de septembre, notre église Saint-Louis, magnifiquement restaurée, sera remise à son affectataire. 

En tant que maire, je souhaite que chaque Marlyportain, quelle que soit son obédience, puisse s’y recueillir, qu’elle accueille tous les Marlyportains et tous ceux qui le souhaitent dans une sérénité confiante et une fraternité retrouvée.   

Marcelle Gorguès


 

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